Cinq ans plus tard...
Comme un jeu, j'aime bien me souvenir de ce que je faisais quelques années auparavant... des gens que je voyais, mon état d'esprit, et de santé.
C'est ainsi que je suis partie d'un pas léger, sur mon ancien blog, à la date du 9 janvier 2006.
Alors que j'habitais Paris voilà cinq ans, je suis stupéfaite... je me retrouve dans la même situation. Du coup, je retourne au lit !
Depuis une semaine j’ai mal au cou (j’ai bien dit c.o.u.).. Surtout le matin au réveil .. Je ne peux même plus mâcher ma tartine de pain beurré.. quoique ce matin je n’avais pas de beurre, j’ai mis de la confiture sur mon pain, j’ai léché la confiture.. C’est une douleur assez lancinante qui part de l’oreille gauche, descend jusqu’à l’épaule, attaquant maxillaire, nerfs, ravageant tout sur son passage.. jusqu’à la nausée.
J’ai essayé de transcender cette douleur.. bien zen, jambes croisées, tête droite à réciter mon mantra.. j’ai souffert le martyr.. Souffrant le martyr, je me suis dit que j’étais peut-être masochiste.. ainsi autant profiter de cette douleur bénie pour obtenir un orgasme.. Tête penchée sur le coté, tirant le plus possible sur les nerfs du cou qui me font tenir la même tête, sur les épaules.. j’ai essayé de titiller mon clitoris pour obtenir le fameux orgasme.. J’ai déclaré forfait, autant chercher une aiguille dans une botte de foin.. Je comprends mieux les hommes qui ont des pannes (d’après ce qu’ils disent.. Je suis une femme gâtée, je n’en ai jamais rencontré).. Définitivement non.. cette douleur ne me fait pas bander..
Avant la forme, où se trouve le fond du problème, qu’ai-je donc fait pour mériter pareille torture, être ou ne pas être ? Au secours.. vite un philosophe pour répondre à ma question.. écoutant sa réponse, peut-être aurais-je oublié la question (merci Desproges) et mon calvaire en même temps, aidée par quelques comprimés d’aspirine.. N’ayant pas tous les jours un philosophe à portée de main, j’ai du me résoudre à passer en mémoire mes derniers instants de femme en « bonne santé » (enfin, à peu près, si on considère que les gens malades perdent du poids, je suis en parfaite santé).
La première question, ce ne sont pas les soumises et soumis qui me contrediront, celles et ceux qui le lendemain et les jours suivants la belle fête avec leur Maître et Maîtresse, ont des courbatures.. Qu’ai-je fait dans le donjon de Françoise la dernière fois que je l’ai vue ? il me revient en mémoire que nous sommes restées dans ses appartements.. Moi qui aime essayer les dernières nouveautés, je n’ai même pas été suspendue au plafond par chaînes et poulie dans le sac gonflable, masque à gaz incorporé.. Non, je n’ai pas été attachée, pas mise en croix, pas fouettée dans le cou, pas étouffée.. J'aurais pu aussi me déboiter l'épaule en flagellant de quelques énergiques coups de martinet un cul cabochard... Rien de tout cela !
Il m’est arrivé par le passé, quand je conduisais sur la route des Landes, de laisser la portière ouverte et attraper un torticolis.. oui, mais la température extérieure était à 28 degrés.. Je ne suis plus sur la route des Landes et surtout je n’ai pas de voiture dans Paris..
Voilà une bonne dizaine d’années que je n’ai plus lancé le javelot sur les stades , ni pratiqué un sport intensif..
Pour terminer ma revue, je ne me souviens pas avoir entamé avec Albert, depuis dix jours un soixante neuf délirant.. ni même l’avoir chevauché dans un frénétique va et vient qui m’aurait fait définitivement basculer la tête du coté gauche.. Albert reste très classique.. Et alors ?
Euréka !!!"
J'arrête ici mon copier/coller, les raisons sont tout à fait différentes.
