Dominatrice de papier.
"Je ne comptais plus les coups, j’étais déchirée par l’excitation, le dégoût et ce sentiment d’omnipotence cruelle que j’avais honte de ressentir. Tremblante, à deux doigts de l’orgasme, je la frappai encore et encore, de plus en plus fort, et chaque coup était accompagné d’un soupir plaintif ou d’un grognement de bonheur.
— N’arrête surtout pas… pas tout de suite.
Comment aurais-je pu arrêter? J’avais perdu toute volonté propre, tout libre arbitre: elle avait fait de moi – encore une fois – un monstre, une tortionnaire sans la moindre trace d’humanité. Une dominatrice de papier qu’on mène par le bout du nez".
Ce petit passage tiré d'un billet de l'excellente Anne Archet, finira par faire perdre leurs illusions aux Dominatrices qui se prennent encore pour des Déesses.
Edit 12H. Attention, je ne vise personne... je me sens la première concernée dans ce texte, mis à part que je ne me suis jamais considérée comme une Déesse :-)
