7 janvier 2012
Mozart

Je n'oublie pas ces grands bébés désespérés à la recherche d'une nounou, qui s'attardent souvent ici. Pour eux, une petite fiction....
J'ai un grand bébé surdoué à la maison... Je l'appelle Mozart.
Mozart est un garçon, mais il affectionne tant les petites barboteuses roses, col Claudine festonné, que je le traite en fille pour son grand bonheur. Il dort dans son petit lit rose, dans sa chambre rose. Et quand il lui arrive de me réveiller la nuit pour changer sa couche qu'il a souillée d'un gros pipi, je lui donne de l'eau de rose dans son petit biberon rose.
Pour ne pas se faire gronder en me réveillant toutes les deux heures, il arrose ses draps. jusqu'au petit matin. Heureusement, Mozart met sous ses draps une alèse, qu'il a acheté lui même dans un grand magasin. Ca lui faisait tellement plaisir d'avoir honte devant la vendeuse que je l'ai laissé faire. Comme il a honte aussi, de choisir ses couches, entre les rayons d'une grande surface. Un jour j'étais pliée de rire alors que je l'attendais au rayon d'en face... il a croisé notre voisine la pipelette, qui sait que nous n'avons pas de bébé à la maison. Qu'est-ce qu'il a eu honte ! Depuis, il n'ose plus tondre le gazon.
Une nuit d'été, alors que je prenais un verre d'eau dans la cuisine, j'entendais mon petit mari s'agiter dans sa chambre. Je lui interdis de fermer la porte, un accident est si vite arrivé ! malgré mes recommandations, la porte était bien fermée. J'entre inquiète tout de même, peut-être s'est-il étouffé avec sa tétine... Pas du tout, Mozart, avait retiré sa culotte plastique, ses couches, et le bas de sa jolie grenouillère toute neuve commandée chez Privatina. Nu, Mozart se retrouvait fesses nues à deux heures du matin en train de jouer avec son petit oiseau !
Inutile de vous dire que depuis, après avoir reçu une belle fessée sur mes genoux, correction méritée... je lui fais porter pour dormir, des moufles avec cadenas reliées aux barreaux de son lit.
Je l'appelle Mozart en raison de son aptitude à jouer d'un instrument.
A la maison nous avons un piano. Lorsque nous recevons nos amis, Mozart s'y installe dans sa jolie robe de fête, de princesse avec pleins de petits noeuds roses et bleus, sur les épaules, aux manches, à la taille, et aussi dans les cheveux. Dessous, garni, il porte sa couche des jours de fête, spécialement commandée à Londres, avec des petits nounours multicolores. C'est tout chou, il nous enchante !
Ah comme nos amis et moi-même, apprécions après nos applaudissements, les salutation de Mozart.... Il a une façon irrésistible de se pencher, en geste d'humilité, qu'il nous donne à voir, le fond de ses pensées humides et honteuses.
Privatina http://81.169.162.205/shop-privatina.html?refid=europe
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