Don d'orgasmes

Je me réjouis d'apprendre que Catherine Millet serait Lacanienne. La dame a beaucoup consommé dans la vie... le vrai, le faux.. le laid.. le beau... le dur... le mou... qui a un grand cou... et tout... et tous...
Lacan lui, a fait ses classes devant "l'Origine du monde de G. Courbet", caché derrière un rideau dans son cabinet... Si, si... les mauvaises langues prétendent qu'il se branlait devant le tableau...
Ce ne sont que de mauvaises langues... parce que en vérité, Lacan, comme tout homme consciencieux, vérifiait ainsi sa crédibilité et son sérieux auprès de ses patientes.
Ces deux grands penseurs, bien entrainés, nous affirment que la jouissance féminine est muette. (Le coeur des vierges, qui ne connait rien à l'orgasme, m'affirme que Lacan est un homme... oui, je sais. Et alors ? ).
Soudain, j'ai des doutes... pas sur mon sexe de genre féminin (enfin il me semble), mais sur mes partenaires d'un jour ou de toujours, Lacaniens à n'en point douter, auprès de qui... sans me l'avouer, j'ai du passer pour folle. Parce que, si je me retiens de crier pendant l'orgasme, je meurs d'un arrêt cardiaque.
"De Lacan à Catherine Millet, ça consonne. La jouissance féminine ultime, nous disent-ils, la vraie, la seule, est muette. Je n’ai pas le temps ici de vous en expliquer les nuances et mon propos n’est pas de dire : l’expérience le prouve. Libre à chacun de se faire une idée. Mais enfin Millet nous dit bien que le hurlement est davantage un agent d’excitation que de jouissance; quand ça jouit, ça jouit trop intensément pour émettre du bruit. Quant à Lacan, c’est toujours l’image d’une petite fille muette qui lui vient, pour l’évocation de la jouissance féminine. Qu’en est-il de cette jouissance, mystérieusement identifiée à la figure d’une petite fille coite aux yeux fermés ?"
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