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Dame
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23 juin 2010

Bien mâle acquis



feminisationpartielle



"Du coté de la barbe est la toute puissance" (Molière)

Mes amants de passage se rasent chez eux, ce qui m'évite de leur dire à l'oreille,   juste avant la petite gâterie "tu éviteras de laisser des poils dans le lavabo".

Arrivée à cet endroit précis où il n'est plus question de laisser passer une si belle occasion... surprise ! C'est  doux comme du velours. Un jour, j'ai trempé une belle zigounette dans un verre de menthe à l'eau bien fraîche pour la sensation de sucer un sorbet en baton. Ce fut divin... pour lui aussi il me semble.

Pas un seul poil sur la langue... En même temps, je m'évertuais de mon majeur, à lui taquiner son point "G".  Encore une fois, j'ai senti ma raison vaciller comme si je dépucelais une jeune vierge impubère... (18 ans quand même, ceci pour la censure).
Tout doux, tout lisse son petit trou quand je m'amusais à faire des ronds autour,  entre le va et vient du doigt...

Nous devons nous rendre à l'évidence, l'homme n'a plus de poils !

"La nature ne fait que bricoler"
(François Jacob biologiste)
en évoquant le clitoris de la femme, petit pénis miniature, et les seins en bourgeons chez l'homme.

C'est vrai quoi ! Nous les femmes nous contentons de notre pénis miniature qui fonctionne parfaitement bien quand on sait s'en servir... Les  mâles eux, nous envient nos seins. ils vont jusqu'à porter ces horribles prothèses pour nous singer... Pffff...  Certains n'osent même pas avouer qu'ils sont sensibles à l'étirement des seins, au massage des seins, aux caresses, aux titillements, au léchage.. aspiration... et j'en passe.  Tout comme les femmes !

"La femme est l'avenir de l'homme"
(Aragon)

Ils n'ont pas attendu le poète pour se féminiser, porter nos vêtements, s'admirer dans une glace.

"On ne naît pas femme, on le devient" (Simone de Beauvoir)

Avant de franchir cette étape, les hommes, vous avez encore de nombreux progrès à faire...

Ce n'est pas le porte jarretelle qui fait l'homme...

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Commentaires
D
[I]Mon cher scribon, ton long message mérite mieux qu'un bref commentaire... Je dois sortir à l'instant, mais je garde ton texte dans un endroit bien secret, au chaud, pour en faire un billet lundi... C'est trop lesbien ! [/I][Dame]
S
[I]"Mon ami Scribon aimait avant tout la honte qu'il éprouvait dans ces dessous"[/I]... dites-vous, Dame.<br /> Que n'écrivez-vous au présent ? Puisqu'il m'arrive encore, plus qu'à mon heure, de me parer de fort beaux atours...<br /> Pour mon plaisir, à moi, comme vous le soulignez si bien. <br /> Mais quel est-il donc, ce plaisir, qui perdure au fil des ans ?<br /> Que remue-t-il de si profond que je ne saurais, sans vaine et douloureuse frustration, m'en priver trop longtemps ? <br /> Vous évoquez la "honte" que j'en éprouve. Cette honte, en moi si consubstantielle à la volupté. Cette honte du désir – fruit de l'éducation – qu'une libre et si prodigue perversité a transformée, pour mon plus grand bonheur, en… un désir de honte. Heureux retournement !<br /> La honte, vous avez raison, Dame, mais elle ne suffit pas, seule, à expliquer ce plaisir qui est mien d'être, dessous, élégante, et élégant dessus.<br /> Elle ne me saisit, la honte, qu'une fois exposé au regard de l'Autre, ne m'envahit que lorsque les mots de l'Autre – commentaires amusés, louanges moqueurs – me fouettent mieux que mille cravaches. J'y reviendrai un jour, si vous le voulez.<br /> En deçà de la honte, au-delà aussi, d'autres raisons expliquent que j'aime à être cet "homme-en-femme". <br /> Certaines sont, disons, "physiques" : jamais je ne serai repu de me sentir, au plus intime, enveloppée d'une soie caressante quand le désir croît et se fait "besoin". Est-ce hasard si, alors, je me sens plus en chaleurs qu'en rut ?<br /> J'ai aussi, très tôt, voulu savoir, et vivre, ce que ressent une femme dans sa lingerie. Indicible trouble… <br /> En haut, ce soutien-gorge qui me bridait, dont je garnissais parfois les bonnets de coton roulé, vaine quête d'une pesanteur si ardemment souhaitée. Et la nécessité, souvent, d'ouvrir discrètement la chemise, et d'y glisser la main pour aller remonter une bretelle qui échappe à l'épaule.<br /> En bas, l'étrange douceur d'un fin nylon sur mes jambes, la délicate contrainte du serre-taille sur mon ventre et, plus que tout, le frottement continuel des jarretelles tendues sur mes cuisses.<br /> Il n'y avait là nulle honte. Juste le désir de se vivre femme sans cesser d'être homme. <br /> Oui, j'eus aimé être femme. Non, je ne regrette point d'être homme. Désir d'hermaphrodisme ?<br /> Non, seulement d'ambiguïté. <br /> Nul besoin de poudre, de rimmel ou de mascara, nul besoin de perruque pour flatter la femme qui m'habite. Soie, satin et dentelles, sur ma peau, y suffisent.<br /> Femme à bite ? Non plus. J'en ai fréquenté plus d'une, séduit par leur féminité, offert à leur virilité. Sans que jamais me vienne l'envie de leur ressembler.<br /> Alors ? Alors pourquoi ces parures de femme sous mon apparat d'homme ?<br /> J'ai longtemps cherché et, à défaut de vérité, trouvé une réponse qui eut l'heur de me plaire : [G]rien de tel que de s'aimer femelle pour chasser le mâle en l'homme[/G].<br /> Non, être homme ne me pèse point. Oui, être mâle m'insupporte.<br /> Je hais la vieille ranguaine qui partage des genres : la grâce au féminin, le pouvoir au masculin.<br /> Quand le désir me prend, que les chaleurs m'envahissent, quand les sens effacent la décence, que l'instinct s'impose à la raison, je revendique la grâce de l'impudeur et n'ai cure du moindre pouvoir.<br /> Ah ! Dame, qu'ils furent doux, doux et troublants, ces instants cent fois répétés où, la porte à peine refermée, vous dégrafiez mon pantalon, le laissiez choir, vous reculiez un peu pour me mirer, et disiez, en un sourire complice et narquois :<br /> [I]"Tu es belle, aujourd'hui…"[/I]<br /> J'étais tout de gêne et ce féminin me grisait.<br /> Où était-il le mâle, en cet homme exhibant ses jarretelles, virilité effacée sous un amas de dentelles, tétons dressés dans un soutien-gorge que vous vous empressiez de dévoiler ?<br /> L'expression populaire dit vrai qui accorde le pouvoir à qui, homme ou femme, porte le pantalon.<br /> Eh bien, en ces instants, le pouvoir était en tire-bouchon, aux chevilles, misérable, ridicule…<br /> Vous l'aviez fait tomber, en un tour de doigts. Vous m'aviez dévoilé femelle et, me "démâlisant", m'aviez rendu homme, c'est-à-dire vulnérable.<br /> Loin de vous l'idée de vous l'approprier à votre tour ce "pouvoir", à l'image de ces dominas de boulevard dont le mauvais théâtre ne trahit qu'un despotisme de pacotille.<br /> Vous suffisait l'autorité, non le pouvoir.<br /> L'autorité de nous conduire, au gré de vos désirs, à l'unisson des miens, dans les jeux les plus troubles, jusqu'à la fange où j'aimais me repaître et renaître, avili.<br /> Il vous plaisait alors, bien souvent, de ne point me soulager. <br /> Je n'avais plus qu'à repartir en chaleurs, homme-en-femme, femme sous l'homme, mais moins que jamais mâle. Lesbien ? Oui, j'aime à le penser.<br /> Merci Dame.
D
[I]C'est le rêve de nombreux hommes Dorise (j'aurais aimé moi-même en rencontrer un)... Hélas, vous n'êtes pas des hermaphrodites. <br /> Tout au plus, certains se considèrent comme "lesbiens". C'est une belle façon détournée pour dire combien ils sont hommes, et qu'ils aiment la femme..[/I]<br /> <br /> [Dame]
D
Nous ne sommes que les dignes fils d'Hermes et d'Aphrodite....
D
[I]Cher Arthis, je ne sais pas si véritablement la femme s'approprie une part masculine. La lesbienne camionneur est une caricature (mais ceci est un cas extrème... je sais que là n'est pas votre pensée). Et si l'espace d'un jeu avec un homme (ou une femme), nous portons un gode ceinture, c'est plus pour le plaisir du (de la) partenaire que pour le notre, sinon un plaisir cérébral. Je ne me suis jamais sentie mec de cette façon, jusqu'à m'admirer dans une glace et me branler devant cet appendice factice. <br /> <br /> L'homme dans ses dessous féminins, s'il sublime la femme parfois, s'il se nourrit de sa substance à d'autres moments, n'a pas je vous l'accorde, l'intention d'usurper son identité... Il le fait avant tout pour LUI, pour son plaisir personnel. Il aime se sentir femelle.<br /> <br /> Mon ami scribon par exemple (il ne m'en voudra pas si j'en parle)... aimait avant tout la honte qu'il éprouvait dans ces dessous. <br /> <br /> Nous avons ce cas du photographe/peintre Pierre Molinier. Il aura laissé de nombreuses photos en sous-vêtements féminins, par pur fétichisme. C'était sa passion... mais il était avant tout un mec, un débauché, un baiseur, un macho... qui préférait se faire une autofellation complètement nu, à ses petits dessous féminins...<br /> <br /> Il existe une autre catégorie d'hommes, qui portent bas et PJ pour le simple plaisir de la provocation, mais qui s'en foutent complètement... <br /> <br /> Rhââââ... Votre citation somalienne est complètement macho !!!<br /> [/I]<br /> <br /> [Dame]
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