Coeur ouvert.
Il y a quelques jours, je tombais sur le post qui suit, écrit en 2006. Depuis rien n'a changé. Ils sont de plus en plus nombreux à tenir un blog.
Je ne suis pas d'accord avec l'auteur quand il évoque le taux de suicide chez les adeptes du blog. Si les gens se suicident, c'est qu'ils vont mal. Dans ce cas, écrire ravive peut-être des souvenirs.
Nous en parlions avec une amie... Elle me disait qu'elle avait essayé d'écrire sa vie, mais avait très vite tout effacé. Quant à moi, je n'ai même pas essayé par manque de courage. Ecrire ma vie serait beaucoup trop douloureux. Nous avons tous des secrets, n'est-ce pas ?
A chaque fois que nous écrivons un post, nous y mettons un peu de nous même. Pourtant, souvent je regrette ne pas avoir développé, ne pas être entrée dans le coeur du sujet... ou tout simplement avoir dissimulé la vérité sous une couche de miel.
"Je n’arrive plus à blogger depuis quelques jours mais cela a-t’il de l’importance ? La blogosphère est un immense lieu de solitudes qui crée l’illusion de la rencontre. Chacun est confronté à son mur et l’habille comme il peut. On arrive parfois à le contourner, jamais à le franchir.
Quand on n’alimente plus son blog on lit ceux des autres pour y mesurer parfois du génie, le plus souvent du vide, rarement du dialogue. Il serait intéressant de mesurer le taux de suicide chez les adeptes du blog. Est-ce que l’exercice narcissique et prétentieux de croire qu’on intéresse les autres prémunit du désespoir ?
Et pourtant on continue. L’idée qu’on peut avoir des responsabilités dans ce monde nous empêche de rejoindre nos ancêtres plus vite que la nature ou le destin ne l’a prévu. Le blog est une thérapie…jusqu’à quand ?"
C'est ici
