L'appel de la chair.
En même temps qu'un café, et ma première cigarette, au réveil j'aime bien avoir ma dose de sourire, rire, ou fou-rire... Sans être d'un naturel optimiste, autant commencer la journée de bonne humeur. J'écoute la radio... bof, les infos c'est pas terrible, terrible... Ca chauffe au PS, grèves prévues dans les transports. Bien pire encore les catastrophes naturelles qui occasionnent des milliers de morts dans les pays étrangers...
J'essaie donc Internet...je regarde quelques blogs, j'en lis certains, et je me passionne pour d'autres. En passant chez quelques amies soumises, je me suis demandé si certains Maîtres agrémentaient toujours leur profil sur les chats par ces mots "2O années d'expérience", ce qui confirmait à l'époque le sérieux et la compétence du dit Maître, mais aussi lui donnait un sacré coup de vieux. Voilà qui est fait, rien que d'y penser j'accroche un sourire à ma face... Du Maître au soumis il n'y a qu'un pas, surtout quand certains pratiquent les deux...
Durant ces nombreuses années d'errance dans le BDSM, je me suis posé des questions, sans jamais obtenir les réponses souhaitées... J'en ai parlé avec des amies, j'ai beaucoup lu les spécialistes du masochisme, mais je préfère l'étude de l'homme "sur le terrain"....Il est une question qui me tient particulièrement à coeur, pour avoir côtoyé de nombreux soumis (je le disais dans un post précédent, la vénalité -pratiquée quelques temps- est une école de la vie), mais aussi et surtout, pour avoir vécu deux relations SM, avec deux hommes très différents, durant de nombreuses années..
Les adeptes d'une séance qui viennent assouvir une pulsion dans un donjon en échange de money, puis reviennent le mois suivant... sont les mêmes que le soumis "relation suivie" à qui la Maîtresse demandera un minimum (les mails et appels téléphoniques en font partie) entre les séances . Attention, je n'en fais pas un débat, ce n'est pas un reproche, mais toute Dom honnête vous le dira, après une belle séance, les soumis se mettent en pause. Moi je déteste relancer, ils trouvent toujours une bonne raison pour ne pas venir.... Sont fragiles ces Caliméro, il ne faut pas les harceler...
Le "soumis donjon" dans ce cas, est beaucoup plus libre , il faut le constater... Mieux encore, l'offre est si diverse qu'il peut changer de Maîtresse sans état d'âme, si la première ne lui donne pas satisfaction.
(Attention, comme d'habitude, je ne tiens pas compte des couples D/s mariés, ou concubins).
Dans un forum, je lisais hier un fil entre soumis, à savoir ceux qui élaborent un scenario (en clair, la liste des pratiques qui les font bander), et un autre qui disait préférer la surprise et s'en remettre entièrement à la Maîtresse... je cite de mémoire "je préfère ne rien savoir, j'aimerais dès mon arrivée, avoir les yeux bandés, qu'elle m'attache les mains dans le dos.... etc... etc... " rires... Il ne se rendait pas compte qu'il était en train, comme les autres, de dévoiler ses désirs...
Je ne crois pas un seul instant aux inconnus qui affichent dés le début "Maîtresse, faites ce que vous voulez de moi, pour votre seul plaisir". J'ai connu une Dominatrice qui a considéré l'homme qu'elle avait face à elle comme un chien, et lui a demandé de ramper jusqu'à ses pieds... alors qu'il était maso physique hard, il n'appréciait que les coups de bâton qui laissent de belles couleurs sur le cul et les épaules... encore heureux qu'il n'ait pas été affublé d'un boa autour du cou et falbalas tralala autour de la taille... C'est pourtant ce qui faisait plaisir à cette femme sur le moment... Le dialogue s'avère nécessaire pour trouver un juste équilibre. Là à l'instant je m'amuse... les soumis/masochistes qui se présentent de cette façon, savent très bien se faire entendre, pour qui est attentive...
J'en reviens quand même à ma question... Je me suis toujours demandé si les "soumis" (maso physique ou cérébral, c'est la même chose), agissaient avec audace lors d'une première rencontre , ou inconscience...
Ca m'a fait du bien d'écrire ce post... rires.. il me semble finalement qu'ils n'écoutent que l'appel du plaisir de la chair. Quand le cul parle, la réflexion déraille...
Merci Billeversée pour la photo.
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