24 juin 2009
Les yeux baissés.
Ma mère, née dans une famille algérienne, me racontait que le jour de ses 20 ans, elle recevait une paire de gifles de son frère ainé. La raison ? elle s'était fait couper les cheveux sans demander l'autorisation du conseil de famille. Ma mère et ses soeurs n'étaient pas voilées, elles n'étaient pas non plus des jeunes filles modernes... pourtant elles ne se plaignaient jamais. Tout ce que les hommes de la famille exigeaient leur semblait normal. Plus tard, ma mère épousait mon père, un "français" de quatrorze ans son ainé, un original qui ne lui imposait rien, sinon la joie de vivre en femme aimée et respectée. C'est à cette époque qu'elle même se fixait des contraintes. La plus révoltante pour moi (et mon père), ne pas s'asseoir au moment des repas. Se tenir debout pour servir l'homme, le plus vite, le mieux possible. Cette mauvaise habitude disparut progressivement à la mort de mon père, mis à part quand un de mes oncles était invité à notre table.
Aujourd'hui, ce qui me choque en France, ce n'est pas tant le port du haïk chez les femmes arabes, ce n'est pas le voile islamique des femmes âgées faisant leur marché. La plupart de ces femmes ne sont pas nées en France. Le voile est une coutume, il fait partie de leur culture. Après tout, il y a des églises dans les pays du Maghreb permettant aux catholiques de pratiquer leur religion, et je vois toujours dans mon quartier des femmes juives portant perruques le samedi, ainsi que des hommes chapeau noir et anglaises.
Ce qui me choque terriblement, ce sont ces jeunes filles musulmanes (vu un reportage à la télé), à peine majeures nées en France, qui dissimulent leur corps, leur visage sous une burka... Une des filles disait que chez elle personne ne lui avait imposé ce truc de fantôme horrible, ça lui plait de sortir ainsi... Il est inadmissible pour moi de provoquer par ce biais, comme une petite parisienne ou bordelaise provoquera avec une jupe trop courte au ras du cul.
Les poupées Barbie en tête de post ont été commandées par les Emirats d'Arabe Unis. Je me demande si Mattel leur met un diamant dans le nombril.
10 avril 2009
...

Pour ceux qui auraient déjà vu cette image sur mon blog les années précédentes... pardonnez-moi, l'histoire est un éternel recommencement.
09 avril 2009
Dernier repas entre amis.


Jeudi.
Sont-ils pas beaux, tous en latex ?
08 avril 2009
Reflexions.
Je ne suis plus parisienne, et tout me rappelle ici dans cette ville bien bourgeoise et aseptisée (en surface seulement) mes amours d'antan. Les conversations téléphoniques avec mes amis ne dérogent pas du sujet initial qui nous rapprochaient. Mis à part de rares mails où il est question de famille, faits divers ou politique, je n'ai de correspondant(e)s que des gens qui n'ont pas fait que passer dans ma vie. Je suis une fidèle, je les ai retenus, ou ils sont restés... Ils sont toujours là, même si nos échanges ne sont pas réguliers. La mémoire du plaisir est profonde, la mémoire du désespoir aussi... Amis, confidents des joies et des galères. Tout me rappelle le BDSM. Toujours dans ma chambre, le sac aux joujoux qu'on croirait remplis de cailloux tant il est lourd. Les chaînes sont lourdes à porter.... Et plus près encore, toujours dans la chambre, une paire d'escarpins hauts talons, pointure 44 en guise de décoration. J'hésite encore à embellir l'intérieur de géraniums pour les poser sur le rebord de la fenêtre.
En parlant de fleurs, puisqu'il s'agit de printemps et que je n'ai pas de jardin... je dois avouer que je suis gâtée. J'en reçois des brassées depuis leur jardin... ou le jardin des voisins, envoyées par ces mêmes adeptes de sexualités plurielles. Je me régale, éternelle fleur bleue que je suis, à les approcher, les sentir, les regarder... et encore les regarder... jusqu'à les palper sans les cueillir... Ce serait dommage.
Je n'oublie pas la semaine Sainte. Je suis respectueuse des religions, toutes les religions... je me documente sur toutes les religions ! contrairement peut-être à ce que laisse supposer mes deniers posts.
Il est quelqu'un qui n'en doute pas, qui le sait, et m'envoie depuis son téléphone portable, cette merveilleuse photo de Jérusalem où il vient de passer quelques jours.
Ben... je vous embrasse tous, pour ces marques d'affection.
07 avril 2009
Frappez fort !

J'adore ces images charmantes et désuètes, quand l'acronyme BDSM n'existait pas encore. On ne peut pas véritablement parler de dominatrice dans le cas de la fesseuse représentée sur la photo. Ou peut-être bien que oui... je n'en sais rien !
Il s'agirait d'une fessée bien méritée pour manquement grave aux principes de la religion, puisqu'on y retrouve un prie-Dieu à coté des personnages, qui nous rappelle "pas de boogie woogie avant vos prières du soir" (merci Eddie Mitchel).
Ah que j'aime donner la fessée dans ces conditions !
22 mars 2009
Le jour du Seigneur.
"Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer".
Nombreuses Dominatrices ont eu pour soumis au moins une fois, à la belle époque du minitel, celui que nous appelions "Monseigneur".
Monseigneur était prêtre. Vraiment bel homme, allure athlétique, avec pour achever le tableau, ce qui ne gâchait rien... un très bel organe. Sa culpabilité le rongeait. De ce fait... une fois la séance terminée (mais avant il donnait son obole)... en cinq minutes il était rhabillé (en civil) et avait franchi le seuil de la porte, sans même accepter le petit verre de vin de messe. Je faisais sa connaissance la première fois chez mon amie Mathilde. Celle-ci devant son anatomie mise soudain en valeur par un afflux de sang à l'endroit béni, s'écriait comme Saint Thomas, en pointant la "chose" du doigt :
"Oh mon Dieu, oh mon Dieu !"
Ce qui eut pour effet, de me faire piquer un 100 mètres vers la cuisine, pas pour prier.. mais pour rire.... pardon petit Jésus. Oh la gaffe !
Monseigneur, restait de marbre, les yeux fermés il continuait à bander.
Par la suite, j'eus l'occasion de le recevoir trois fois chez moi. Visites assez espacées... il aimait bien changer de Maîtresse. Se faisant fouetter, il expiait ses péchés... En voilà un qui ne connaissait la fidélité qu'à la Madone, et quand même... la pècheresse Marie Madeleine. C'est déjà pas mal pour un homme d'église.
A chaque fois, il avait le même comportement. Pas bavard, je le sentais pressé d'en terminer... et surtout au moment fatidique, avant d'en terminer... les yeux fermés, les lèvres agitées, il priait. La première fois je fus très impressionnée.
L'Abbé a disparu avec l'arrivée d'Internet, ce qui me permet d'en parler librement aujourd'hui...
Benny16 prend garde à tes ouailles, si tu me lis ! Amen.
02 novembre 2008
Entendu, lu.
Lu sur le web :
Son jean était tellement serré, qu'on pouvait deviner sa religion à travers le tissu.
15 août 2008
Jour béni.
Un jour je me suis prise pour la vierge Marie. Rien d'étonnant à cela. Ce ne sont pas mes deux amies psy qui me contrediront... "Plus on est de fous, plus on rit".
Je me suis attardée sur le divan d'un troisième psy inconnu, lui.
- Etes-vous croyante ? m'a-t-il dit ?
- J'aimerais bien, mais je ne crois pas être croyante... je n'en sais rien.
- Avez-vous déjà eu des relations sexuelles ?
- Il me semble docteur... Mais n'étais-je pas dans le phantasme ?
- Avez-vous enfanté ?
- Trop de questions docteur !
Alors on a inversé les rôles, je suis restée allongée.
- Etes-vous l'esprit saint docteur ?
- je suis sain d'esprit... oui
- Mens sana in corpore sano ?
- Effectivement, sous mon pantalon mon corps est ceint d'une cordelette. pour vivre n'est-ce pas, "la bourse ou la vie", j'ai du attacher mes bourses jusqu'à les ignorer.
- Je suis comme Saint Thomas, je demande à voir.
Il s'est levé, s'est déshabillé...
- Mais vous n'avez rien, je ne vois pas la cordelette pour les pendre ! tout est normal... vous bandez normalement docteur !
- Vierge Marie, un miracle !!
C'est le mystère de la sainte Trinité, encore un personnage à mon actif.
Illustration Paul Lorenzi














